Sous le radar #3

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Pas évident de trouver plusieurs montres intéressantes disponibles simultanément. Je profite de l’alignement temporaire des astres pour m’empresser pour vous livrer cette nouvelle fournée. Pour ceux qui attrapent le train en route, vous retrouverez ici une explication sur le concept des montres « Sous le radar ».

Cette semaine, je vous propose : deux montres de sciences fictions, un premier de la classe et une toolwatch pour bad boy voyageur. C’est le 3é épisode de notre rubrique « Sous le Radar ».

 

Bulova Accutron Astronaut de 1969

J’avais déjà parlé de cette montre ici.  Portée par Walter Schirra et Gordon Cooper en complément de la Speedmaster, l’Accutron Astronaut possède une légitimité à faire pâlir les plus grandes. De tous les modèles de la famille Accutron, l’Astronaut est la seule montre haute fréquence à présenter une fonction GMT.

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La technologie à diapason est une invention tout droit sortie d’un film de Fritz Lang. Ne vous méprenez surtout pas, on y retrouve au moins autant d’ingéniosité que dans n’importe quelles autres montres mécaniques. Il n’y a qu’à revoir cette vidéo pour s’en convaincre.

Cet exemplaire « mint » est proposé ici à 1190€. Cerise sur le gateau, la montre se trouve en France et vient avec sa boite originale en bois.

 

Omega Teddington « Red Star » de 1947

Nous sommes tous d’accord là dessus, Omega est une marque qui possède dans son patrimoine, pléthore de modèles au rapport qualité prix imbattable. Comme souvent avec les montres vintage, leurs tailles contenues de l’époque peuvent rebutter certains. En voici une qui se démarque, et par son diamètre et par son pédigrée. Précurseurs des modèles Constellation, les Teddington « Red Star » furent fabriquées en très petite quantité dans les années 40, pour commémorer la prédominance d’Omega dans les concours de Chronométrie. Ces concours étaient organisés par les observatoires les plus prestigieux du monde qui se trouvaient à Genève, Neufchatel, Besançon et … à Kew-Teddington, Grande Bretagne (relire notre article sur cette période).

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Proposé ici à 1300€, ce modèle est disponible en Europe, mesure 38mm et embarque le fameux calibre 30T2, certainement un des (le ?) meilleurs calibre 3 aiguilles de tous les temps.

 

Wittnauer Electro Chron des années 60

Contrairement aux idées reçues, la débâcle de l’horlogerie suisse au début des années 70 n’ont pas commencé avec le quartz japonais. Dès les années 60, les montres mécaniques étaient déjà menacées par le diapason de Bulova (voir ci-dessus) mais aussi par les technologies électriques de Lip (France) et d’Hamilton (USA).

Bien avant de se lancer les yeux fermés dans le projet Beta 21 (voir notre article à ce sujet), il y eut bien quelques tentatives de contre-attaques de la part de l’industrie helvétique. On compte, Universal Genève avec son Ultrasonic, Omega, bien sûr, avec son f300 mais aussi le Landeron 4750 fabriqué par Ebauches SA (ESA). 

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Parmi les très nombreuses marques qui ont utilisé le Landeron 4750, la plus connue fut Wittnauer avec cette fameuse Electro-Chron au look « néo-futuriste » qui fait tout son charme. Le modèle présenté est certes plus cher à cause se sa signature « Electric » (plus rare) sur le cadran. Mais vous en trouverez très facilement d’autres signés « Electro-Chron » pour beaucoup moins. Comme ici , ici, ou encore ici.

 

Glycine Airman des années 60

Voici une autre montre GMT qui a accompagné la Speedmaster dans l’espace. J’en avais parlé au tout commencement de ce blog (ici et ). Ne vous fiez pas aux apparences, derrière son plexi rayé, cet exemplaire a conservé quelque chose de rare et que ses semblables n’ont souvent plus. Un système de « Hack second » unique en son genre, malheureusement souvent endommagé sur ce modèle.

glycine-airman

Démonté la plupart du temps par les horlogers lors des révisions, un levier actionné par la couronne tirée, fait sortir du cadran un minuscule filin d’acier qui bloque l’aiguille des secondes sur la position zéro. Cette fonctionnalité inédite, peu connue des collectionneurs, rend cette montre encore plus désirable. Merci à l’ami Lucchese pour cette explication. Cet Airman est en achat immédiat (avec offres) ici au prix de 1250€ ou directement chez le marchand ici.

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Photo : thewatchbloke.co.uk

Vous trouverez ici plus d’explication sur le bloque seconde de la Airman.

1 Comment

  • Répondre mars 24, 2017

    Max

    Waow ! Cette Omega, c’est du pur caviar… Je ne connaissais pas l’histoire derrière la « red star ».

    De belles découvertes, une fois de plus !

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