Chic & Cheap : A la découverte des trésors cachés de l’Orient

Olympia Orient weekly 21 divers de 1964. Photo : Sweetroad (Rakuten)

Olympia Orient weekly 21 divers de 1964. Photo : Sweetroad (Rakuten)

Dayto, Speed, Sub, et autres GMT Master : sans vouloir cracher dans la soupe, avouez que parfois, toute ces CHI peuvent lasser un peu. Prendre son temps, c’est bien. Mais parfois on aimerait bien avoir quelque chose de concret et de plus accessible à se mettre sous la dent, tout de suite.

Et si comme moi, vous cherchez sans cesse de nouveaux horizons pour réveiller ou pimenter votre libido horlogère : voici quelques montres venues d’Asie qui sont souvent passées sous le radar des collectionneurs (du mien en tout cas) et qui par les temps qui courent, méritent bien plus de considérations.

Alors oui, j’en voit au fond, là bas, qui font déjà la grimace. «Pas assez cher mon fils» ? hommages trop appuyés ? Attendez de voir quand même, peut être que vous changerez bien d’avis après ce post. Cette semaine, dans la rubrique «Chic and Cheap», nous vous révélons quelques trésors cachés de l’Orient…

Le design japonais des années 50-60 a souvent été critiqué pour manquer d’originalité et pour être trop inspiré des modèles à succès européens. Prenez par exemple la Datsun 240Z . L’hommage aux modèles mythiques est plus ou moins assumé, mais  Il y a effectivement un peu de tout dans cette voiture: Type E, Ferrari , Alfa Romeo…

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En revanche, ce qui mettait tout le monde d’accord sur cette voiture : c’était son prix. Pour les 3500$ de l’époque, on pouvait rouler dans un coupé sport doté d’un six cylindres en ligne de 2,4 litres et de 150 chevaux, c’est-à-dire la puissance d’une Porsche !

Le parallèle est vite fait avec l’horlogerie japonaise de l’époque.

Créé en 1901 par Mr. Shogoro Yoshida, la fabrique de montre Toyo Tokei Sei Saku Sho factory sera renommée en 1950 «Orient Watch Company» (Toyo voulant dire Orient en japonais). L’entreprise prendra son essors en 1955 lorsqu’elle signa des accords de distribution en Chine, aux USA, au Canada et en Iran. Orient a souvent été considéré comme étant le N°3 en Asie derrière Seiko et Citizen. Elle rejoindra d’ailleurs la Seiko Epson Corporation dans les années 90.

Le paradoxe Orient :

En Europe, nous avons souvent une mauvaise image de cette marque qu’ont associe à des montres avec des mouvements, certes «in house», mais fabriquées en masse et à bas coûts. Cela a pu être le cas dans les années 60-70 lorsque Orient étendra ses marchés export en Russie, Amérique du sud et au Moyen Orient.

Ce que les gens ignorent c’est que la marque Orient a aussi fabriqué pour le marché domestique japonais des montres de très grande qualité. Voici donc quelques montres assez méconnues (pour l’instant) du grand public. Les connaisseurs avisés protègent jalousement leur terrain de jeu. Mais plus pour très longtemps, tant ces montres présentent un rapport qualité- prix – émotions qui ne demandent qu’à exploser…

Olympia Orient weekly 21

Photo : Sweetroad (Rakuten)

Photo : Sweetroad (Rakuten)

Les boitiers subs sans épaulement et sans protège couronne ont la côte en ce moment. Rarissimes, elles suscitent toutes les convoitises. Pour éviter de se fourvoyer avec les Steinhart et autres MKII, cette Olympia Weekly est selon moi (avec la Titus Calypsomatic), une excellente entrée en la matière. 37mm de diamètre, fond vissé et date rouge en Kanji à 6h. J’ai une petite préférence pour la version avec le cadran « albinos ». Le plus : ses aiguilles aux formes assez improbables qui en font tout son charme…

Orient Olympia Weekly 21  photo : ebay

Orient Olympia Weekly 21 photo : ebay

Orient Full Auto King Diver

Photo : http://tokeibakai.exblog.jp/

Orient Full Auto King Diver Photo : http://tokeibakai.exblog.jp/

Photo : Sweetroad (Rakuten)

Photo : Sweetroad (Rakuten)

Le design des King Diver ont pris par la suite une mauvaise tournure (lunette interne horrible multicolore). Mais cette version « Full Auto » est la plus séduisante de toute. Elle possède un cadran laqué et un boitier de type Super-compressor de 42mm qui fait étrangement penser à la Pole Router d’Universal Geneve.

 

Orient Calendar Auto World Trip Swimmer

Photo : Ebay

Photo : Ebay

Une plongeuse avec une lunette World Timer un peu trop « busy » mais l’exécution reste excellente. Et pour une fois un design qui ne s’inspire d’aucun autre modèle.  40mm de diamètre, encore une grosse plongeuse pour les standards de l’époque.

 

Calendar Auto Orient Swimmer Photo : Ebay

Orient Calendar Auto Swimmer Photo : Ebay

Une autre Calendar Auto Swimmer mais cette fois dans un botier Super-compressor bicolore du meilleur effet.

Olympia calendar Orient

Olympia calendar Orient

Lunette acier brossé, cadran laqué, cyclope et aiguille broad arrow, la totale !

Voilà, maintenant que la chasse est ouverte, sachez que les prix de ces belles sont encore assez contenus mais ne rêvons pas : il n’y aura pas de nouvel Eldorado. Ces montres ont été fabriquées en relative petite quantité pour le marché intérieur japonais. La chasse en est d’autant plus ardue, ce qui est finalement pas plus mal pour les snobs que nous sommes…

Pour aller plus loin : les autres montres présentées dans la rubrique « Cheap and Chic »

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